Auteur Réponses

Elina

  • Posté le : jeudi 18 décembre 2014, 01:07
  • Sujet : J’ai perdu mon amour..
Je suis une jeune fille de 17ans.. J’ai perdu l’homme de ma vie le 4 octobre 2014 a la suite d’un suicide. Je suis aujourd’hui perdue, je me pose des milliards de questions sans réponse.. Je me demande si j’arriverais a avancer encore longtemps sans lui. Mais la si j’écris c’est que je suis vraiment a bout.. Au fond.. J’ai envie de le rejoindre et en finir avec cette souffrance atroce.. Pourquoi a t’il desside de sauter sous ce train ? Pourquoi.. Si seulement j’étais arriver a l’heure a ce rendez vous.. J’aurais pu le sauver.. Tout ça c’est de ma faute je ne peux m’en vouloir qu’à moi même.. Comme tout le monde le fait.. J’y crois de plus en plus chaque jour.. Si seulement..
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Audrey

  • Posté le : dimanche 4 janvier 2015, 20:17
  • Sujet : J’ai perdu mon amour..
J’ai aussi perdu mon amour. On était ensemble depuis un an mais amis depuis bien plus. On s’est toujours soutenu et aimé. Il était mal dans sa vie, ça me faisait peur mais je l’aimais déjà alors j’ai décidé de vivre cette histoire. Ca a duré un an. C’était beau, fort. Il avait l’air heureux, il me disait qu’il était heureux. Et je le croyais parce que j’étais heureuse, si bien avec lui.Et puis ses regards, ses sourires, ses nouvelles envies, ses projets, tout semblait indiqué qu’il était heureux. Il était prévenant, super protecteur avec moi et je pense qu’il me cachait ses moments de doutes... et pire. On faisait des projets. Et un soir, en rentrant de ballade ( je m’étais absentée 3 petits quarts d’heure), je l’ai cherché, et l’ai trouvé dans notre lit : il s’était tiré une balle dans la tête. Mon monde s’est écroulé, je me suis sentis coupable de ne rien avoir vu, de m’être absentée, de ... tellement de choses. Mais c’est comme ça, il a baissé les bras, sa souffrance était trop lourde sans doute. Je sais qu’il ne supporterait pas que je m’en veuille, c’est l’être le plus généreux qu’il m’est été donné de rencontré. A chaque fois que je me reprochais quelque chose, je me suis efforcé de mettre dans la balance ce que je lui avais apporté. Ca fait 5 mois, c’est encore très douloureux, parfois à vif même. Aujourd’hui je crois être en paix avec lui. Je lui ai écrit et écrit et écrit, je lui écrit encore. Aujourd’hui, le plus dur c’est le manque. L’absence. Le deuil de notre histoire, de notre quotidien, ces petites habitudes, de nos projets. Que je pense au passé, à maintenant ou à demain ça fait très mal, parce qu’il n’est plus là. Il était tout pour moi : mon compagnon, mon ami, mon confident, mon soutien et ma famille. Mais j’avance, c’est dur, c’est un effort de chaque jour pour l’instant, mais j’avance.On ne peut pas comprendre ce qui s’est passé. Pourquoi soudain, en en laps de temps si court, sur un geste si bref, tout s’arrête de façon irréversible. Et on ne peut pas s’empêcher de se poser la question. Seulement, on ne trouvera jamais de réponse. On ne peut pas expliquer de façon rationnelle, un geste aussi irrationnelle. Nous devons continuer à les aimer pour ce qu’ils ont été, ce qu’ils nous ont apporté. Nous devons oeuvrer à être enfin en paix avec eux. Et nous pleurerons, et nous continuerons à nous forcer à avancer tant que le chagrin nous écrasera, puis le temps passant, l’apaisement se fera. Nous n’oublierons pas, JAMAIS. Ils font partis de nous à tout jamais. Nous sommes faits, riches de tout ce que nous avons vécu et partagé avec eux. Ils seront toujours là, mais avec le temps leur souvenir devient apaisé, doux, chaud, serein. Seulement voilà, seul le temps peut nous apporter cela. Le temps et notre volonté d’honorer leur souvenir. De le faire vivre à travers nous. Courage, vraiment, COURAGE, pour eux. Ils étaient des êtres sensibles et fragiles, ils ne voudraient pas nous voir sombrer. Moi, quand je sombre c’est parce que je pense à lui et qu’il me manque atrocement. Mais quand je me relève c’est toujours parce que je sais qu’il ne supportais pas de me faire de la peine. Et puis, il faut parler. Ces questions, on nous dit qu’il ne faut pas y penser : c’est impossible ! Alors il faut les exprimer, il faut y répondre, il faut faire ressortir toutes ces émotions qui nous submergent, les accepter, les faire sienne et apprendre à vivre avec, comme faisant pleinement partie de ce que nous sommes à présent. Il ne faut surtout pas les étouffer, les brimer. Encore une fois, COURAGE et patience, la douleur sera bientôt moins vive.
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