Deuil Suicide

> Vivre le deuil > médico légal suicide

médico légal suicide


Conséquences administratives et judiciaires de la mort par suicide

Conclure à une mort par suicide a des conséquences judiciaires bien réelles. Il ne revient pas au médecin de statuer sur la cause suicidaire de la mort qu’il constate. C’est à la justice, et principalement au procureur de la République de le faire.

Le certificat de décès est réalisé sur un formulaire qui répond à un arrêté du 24 décembre 1996.
Toute suspicion de suicide impose de cocher la mention "obstacle médico-légal à l’inhumation".

Le procureur s’en saisira pour :

  • diligenter une enquête de police ou de gendarmerie afin de réunir témoignages et indices matériels venant compléter l’examen du médecin,
  • décider d’examens médicaux complémentaires, réalisés dans la plupart des cas par un médecin légiste de façon à déterminer (éventuellement par la pratique d’une autopsie) la connaissance précise des causes de la mort.

Une enquête de police
Cette enquête peut être vécue de façon douloureuse. Les proches seront confronté-e-s aux policiers ou gendarmes. Les questions posées, la façon dont parfois elles le sont, accroissent le traumatisme. L’enquête est pourtant utile pour écarter toute possibilité de mort criminelle maquillée en suicide.
Les éléments matériels et les témoignages seront réunis afin de connaître de façon certaine les causes de la mort, d’en préciser les circonstances et d’éliminer toute autre hypothèse que celle du suicide.

Examens médicaux complémentaires
Le corps de la personne suicidée sera transporté à l’institut médico-légal afin que soient pratiqués des examens complémentaires ou une autopsie. Ces examens sont nécessaires pour confirmer les causes et les circonstances du décès. Ils peuvent aussi permettre d’observer un certain nombre de pathologies. Observations précieuses pour affiner les politiques de prévention.
Seule la famille proche peut prendre connaissance du rapport d’autopsie après avoir demandé et obtenu l’autorisation du Parquet

Voir ou non le corps
Il est important de conserver sa liberté, de ne pas se faire imposer, par les gendarmes ou le personnel médical, la décision de voir ou ne pas voir le corps. Dans ces moments où les émotions sont portées à leur paroxysme, cette décision n’est pas facile à prendre. Certaines personnes qui ont été protégées d’elles-mêmes par les représentants de la Loi : « N’allez pas le voir, cela vous fera du mal », portent en elles, depuis, le regret de les avoir écoutés. Par la suite, il leur paraît qu’elles auraient été aidées à intégrer cette perte si seulement elles avaient pu constater la mort.
D’autres regrettent d’avoir choisi de voir car elles disent ne pouvoir oublier cette dernière image traumatisante de leur aimé-e. Elles auraient préféré conserver le souvenir d’un corps et d’un visage intacts.

L’alternative serait la suivante :

« Affronter aujourd’hui la réalité de cette mort et recevoir des réponses à travers cette confrontation ou préserver le souvenir de l’être vivant qu’aucune nouvelle image ne viendra abimer »

Ajoutez un message

28 Messages de forum

  • médico légal suicide

    31 décembre 2012 11:24
    J’ai souhaité ne pas voir ma fille,en ce moment le remord me tue a petit feu,je ne sais pas si j’ai bien fait ou non,ce qui est sur c’est que je gardes d’elle le souvenir d’une fille qui avait toujours le sourire aux levres et des yeux magnifiques qui riaient en meme temps ;je ne pense pas que j’aurais pu faire face a des yeux vides et a un visage froid.

    Répondre à ce message

    • médico légal suicide 21 mars 2013 19:22, par chantal
      Oh comme je vous comprends. Mon fils est décédé en mars 2011 il habitait dans ka région de Bordeaux et nous ses parents en Belgique. Lorsque l’on a été prévenu de son décès, seuls mon autre fils, mon mari, mon beau-fils sont allés le voir à la morgue. Je me reproche encore parfois mon manque de courage de ne pas y être allé mais je ne pouvais voir mon fils de 30 ans dans cet état de mort. Je garde moi aussi son beau visage, son sourire mais tout cela me manque, il me manque tellement.

      Répondre à ce message

  • médico légal suicide

    4 septembre 2011 11:37, par clairette
    moi aussi mon fils a decider de partir dans une nuit seul dans sont apprt sans rien nous dire ma douleur est si grande mon fils etait un amour plus que present a la maladie de sont papa qui lui est parti 16 mois apres mon fils cheri comment continuer avec ma fille je me sens si seul comme ma fille qui souffre aussi mais comment reunir notre douleur toutes les deux

    Répondre à ce message

  • médico légal suicide

    2 juillet 2011 15:40, par emily1981

    bjr mon père est décédé soit disan d 1suicide enfin ce kon conclu l enquete me elle a ete mal menee et de +ya u des mensonge lors d inerrogatoire mon pere c soi disan suicide d 1balle ds la tet avc 1carabine 22long riff avc la main droite alr kil est gauchier et lors d interrogatoire 1membre de la famille sa femme a di kil ete almbidexte hors c totalment fo j ailerai savoir komen obtenir le droi de consultre le rapport d analyse et de l autpsie du corps ainsi ke celle de l enquete menee a la hate et du cou fuasse par 1faux témoignage et en+elle a fe don de ses organe alors kil en avai jamai parle et na avi jamais emit l envie de le fer tou a ete fe pour fer croire o suicide me mon papa avai 1peur affreuse de la mort et n orai deja jamai pu se tirer 1balle dans la temps avc une carabine de la main droite alors ke cete 1gauchier aidez moi svp kar malgré kca c passée en1986 je ne dor plu je ne pe pa rester san obtenir les info des enquête et surtout de l autopsie g vremen besoin de savoir afin de me reconstruire et surtou ne pa laissez 1meutre déguisé en suicide non jugée kar l amant de ma mère été la sur les lieux le jr jr du suicide a savoir ke lui nous a viole etan petite cet homme et kil est adepte a tous les larcin vol recel et paye des gens pour regler des compte ou elimine des genants ou fer taire certains temoins en esperant tres fortement 1reponse kar jen pe plu de vivre kom ca et de le croiser tous les jours cet homme avc le sourire au levre alors kil a tue mon perer et sen est tres bien sortie a savoir ossi ka cette epoke il graissai la patte o gendarme

    emily

    Répondre à ce message

    • médico légal suicide 23 novembre 2011 18:22, par isa
      bonjour moi aussi mon père s’est suicide par balle .balle entrée du coté gauche alors qu’il etait droitier. j’ai eu la chance de pouvoir avoir acces a l’enquete grace au gendarme j’ai vu les photos de mon pere mort l’arme encore a la main. en fait il a tenu le canon de l’arme avec sa main gauche et a appuyé sur la gachette avec le pouce droit. j’espere que cette information vous rassurera comme elle m’a rassurée

      Répondre à ce message

    • Bonjour Emily, mon frère s’est tué d’un coup de fusil quand j’avais 14 ans, lui 24.(1995) Il aimait la vie (apparemment), était heureux (apparemment), avait une copine (ça c’est sûr) mais s’est tué... Avec mon autre frère, nous nous sommes posés des questions, c’était notre aîné, il était trop fort, trop sûr, trop puissant pour faire ça... Nous avons pensé à tant de scénarios en pensant voir des "preuves" où il n’y en avait pas... 2 mois avant le suicide de mon frangin, un oncle s’est pendu et a laissé un fils, une fille et une femme. Avec ce fils, qui avait le même âge que moi, nous avons pu nous "soulager"mutuellement, du moins converser ensemble de ce qu’il nous arrivait durant notre adolescence puis au fil des ans nous nous sommes perdus de vue... Et un jour, nous nous sommes retrouvés ! Quelle joie ! En 2006, j’ai revu mon cousin ! Il était heureux avec une jolie copine, des potes trop cools, tout ça dans une super soirée ! 2 mois après, mon cousin rejoignait son père dans les mêmes circonstances.... Je ne te dis pas ça pour faire un concours du plus malheureux. Personne ne sait ce qu’il se passe dans notre foutue caboche, les forts sont faibles et les faibles... sont aussi faibles. je sais maintenant que cette vie doit être vécue de fond en comble, de haut en bas et par tous les côtés. Tu connais la mort maintenant et les bonnes questions ne sont pas pourquoi ou comment est-il mort ; mais pourquoi et comment tu dois vivre pour être en accord avec toi. Bien à toi Emily et courage, il te voit...

      Répondre à ce message

  • médico légal suicide

    5 mai 2010 15:55, par Eric
    Je suis aujourd’hui acculé psychologiquement et moralement au point de ne plus voir aucune raison de continuer de vivre. je suis fatigué d’une lutte qui dure depuis des décennies. Combattre contre le remord de n’etre qu’un mari qui ne contente pas sa femme dans tous les domaines de la vie, une femme qu’il aime plus que tout au monde. Combattre contre cette impression d’etre que la moitié d’un père qui aime sa fille et qui ne sait plus comment lui dire. Combattre contre une trahison de sa mère et de ses deux frères et deux soeurs que j’ai toujours aimés. Combattre contre le manque affectif d’un père trop tot parti à 62 ans. Combattre contre un coeur qui pousse au mal contre soi et contre ceux qu’il aime. Combattre contre un bel avenir qui me parait maintenant inaccessible. Combattre contre ce puissant sentiment d’inefficacité et de médiocrité. Pour celà et bien plus encore, je veux m’endormir, mourir et ne plus jamais revenir.

    Répondre à ce message

    • réponse à Eric 5 mai 2010 22:32, par Geneviève

      Peut-être pouvez-vous prendre une autre option en cessant de combattre, pas pour vous endormir et mourir, mais pour vous accepter.

      Vous accepter tel que vous êtes, c’est-à-dire ni un surhomme qui peut tout pour sa femme, sa fille, sa famille, ni un sous-homme qui n’est capable de rien. Vous êtes bien plus précieux que vous ne le croyez.

      Vous parlez de « décennies » cela signifie peut-être que vous avez déjà eu recours à l’aide d’un professionnel. Est-ce le cas ? Avez-vous autour de vous des soutiens amicaux ?

      Ne renoncez pas, pas encore …. Geneviève

      Répondre à ce message

1 | 2 | 3


retour



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | Partenaires | Nous contacter