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Les besoins des personnes endeuillées

D’après « Un sentier d’espoir » Guide d’accompagnement et de prévention du suicide. Réalisé par l’association québécoise de suicidologie


Les personnes endeuillées pour la plus part, ont besoin de ….

  • Réaliser la perte : accepter sa réalité
  • Rompre l’isolement ou le sentiment d’isolement consécutif à la perte
  • Etre accueillies dans ce qu’elles vivent
  • Parler librement du suicide sans se sentir jugées
  • Retrouver l’espoir d’être soutenues
  • Etre rassurées (se sentir dans la normalité) par rapport à leurs émotions, sentiments
  • Apprivoiser la souffrance
  • Comprendre ce qui s’est passé
  • Exprimer leur douleur et savoir que celle-ci va s’atténuer avec le temps
  • Trouver des moyens pour faciliter le cheminement du deuil
  • Faire émerger les réactions et les émotions
  • Savoir que la souffrance n’est pas ressentie par tous de façon identique
  • S’ajuster à l’absence de la personne suicidée
  • Resituer le défunt (lui donner une nouvelle place) et aller de l’avant dans sa nouvelle vie.
  • Prendre du temps et retrouver leur énergie
  • Avoir le droit de vivre les différentes dates significatives, particulièrement au cours de la première année suivant la perte.
  • Eprouver du chagrin au-delà du temps habituellement consenti par l’entourage
  • Aller au fond de leur peine
  • Vivre avec le paradoxe absence/présence de la perte
  • Vivre avec ses sentiments ambivalents (amour/colère)
  • Sentir qu’elles ont le droit d’être vulnérables
  • Sentir qu’elles ont le droit de vivre leur deuil à leur manière
  • Se donner le droit de mettre en place des rituels pour « faire mémoire » et jalonner ce temps de « l’après » avec la fratrie, la famille proche.
  • Résister aux conseils bien intentionnés (tu devrais …A ta place, je …etc.)
  • Prendre soin d’elles mêmes

Enfin, les personnes endeuillées par suite du suicide, et c’est souvent ressenti par elles comme une injustice supplémentaire, sont tenues d’aider leur entourage à les aider.

  • En prenant conscience que leur malheur peut faire peur et en allant à la rencontre des autres.
  • En apprenant à exprimer : « C’est vrai, je ne me sens pas bien et ne parviens pas à la cacher mais ne t’inquiète pas, je vais aller mieux »
  • En se gardant d’interpréter les regards extérieurs comme des regards de jugements
  • En prenant, le moment venu, des initiatives pour lancer une invitation sans attendre de la recevoir.
  • En apprenant à identifier leurs besoins [1] pour les satisfaire ou pour formuler une demande

Ces attitudes relationnelles sont à envisager dans les mois ou années qui suivent, lorsque la violence du choc est atténuée, mais sont essentielles à considérer afin de ne pas rester configuré-e à une identité de victime que « les autres » doivent consoler ou prendre en charge à titre de compensation.

Notes

[1] Bibliographie Abraham Maslow

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1 Message

  • Ariel

    20 mai 2015 14:17, par Ariel
    On a habituellement la regrettable habitude de juger trop rapidement et à faire des généralités sur ce sujet complexe. Vous avez bien fait de choisir cet angle d’attaque. Bonne fin de journée, hâte de vous relire la semaine prochaine. ;-) Ariel kbis

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