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La culpabilité


La personne endeuillée est alors portée à se faire de reproches du genre :

« Pourquoi ne lui as-tu pas parlé avant qu’il ne parte ?…Tu aurais dû lui dire plus souvent que tu l’aimais….Pourquoi ne t’es-tu pas réconcilié avant qu’il ne meure ?…Tu aurais dû en prendre soin davantage….Tu as été stupide, regarde comment tu as agi… »

Souvent la personne endeuillée a tendance à se comparer aux autres :

« Regarde comme elle est courageuse, elle ne fait pas d’histoires elle…Si tu avais été prévoyante comme ton mari te l’avait dit, ça ne serait pas arrivé…est. »
Ce genre de dialogue intérieur est très épuisant. Il ronge les forces et fait qu’à la fin on s’accuse e s’accuser. Il crée même de petits états dépressifs.
Il arrive souvent que la culpabilité obsessionnelle provienne de ce que l’on n’a pas dit tout ce qu’on avait sur le cœur à la personne disparue. Le non-dit se retourne contre soi et se fait accablant. A d’autres moments, on est tellement épuisé, (…) que l’on ne peut supporter la charge émotive du deuil. Des frissons nerveux parcourent le corps, comme des mouvements d’anxiété.
La culpabilité existentielle est, au contraire, l’acceptation du fait d’être des humains limités, avec des faiblesses, des défauts et la capacité de faire des erreurs.
Le grand remède à la culpabilité obsessionnelle, c’est de se reconnaître démuni, impuissant, faible devant les malheurs qui dépassent les forces humaines. En un mot, c’est « accepter les limites humaines ».

Jean Monbourquette.

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