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Mythes et préjugés sur le suicide

D’après « Un sentier d’espoir » Guide d’accompagnement et de prévention du suicide. Réalisé par l’association québécoise de suicidologie


  • Ceux qui en parlent ne le font pas : FAUX
    Huit personnes sur dix donnent des indices de leurs intentions. Le message verbal est un élément très important de reconnaissance des signes précurseurs
  • Ceux qui se suicident sont vraiment décidés à mourir : FAUX
    La personne suicidaire a exploré d’autres solutions qui n’ont pas abouti. Pour elle, arrêter de souffrir passe par arrêter de vivre. « Vivre mais cesser de souffrir » pourrait refléter l’ambivalence de la personne suicidaire.
  • Le suicide est un acte de courage ou de lâcheté : FAUX
    Dans ce passage à l’acte, il n’est question que de souffrance pour la personne suicidaire et non de valeurs morales.
  • Le suicide se produit sans avertissement : FAUX
    Le suicide est l’aboutissement d’un processus au cours duquel la personne suicidaire donne des signes. Mais ce processus et les signes le jalonnant sont peu connus.
  • Suicidaire un jour, suicidaire toujours : FAUX
    Pour un certain nombre de personnes suicidaires, on remarque un état de chronicité de la crise. Pour d’autres, plus nombreux, la crise sera ponctuelle et sans récidive
  • Parler du suicide à une personne perturbée lui donnera l’idée de passer à l’acte : FAUX
    Un dialogue avec la personne, si des signes sont repérés lui ouvrira la possibilité de soulager sa souffrance, de se sentir comprise et peut-être aidée à partir de cet entretien
  • Le suicide est héréditaire : FAUX
    Le suicide n’est ni héréditaire ni transmis génétiquement. Dans une famille, le suicide peut être considéré comme une façon de régler ses problèmes, d’où l’importance de la parole.
  • Le suicide est dû à la maladie mentale : FAUX
    Le suicide est l’aboutissement d’interactions bio-psycho-sociaux et culturelles dont l’une, prise isolément, n’est pas suffisante pour expliquer le fait. Il est nécessaire d’évoquer des « facteurs » et non des causes.
  • Pour aider une personne qui pense au suicide, il faut être intervenant ou expert dans ce domaine : FAUX
    Chaque personne peut aider, soutenir, accompagner, écouter une personne suicidaire. Dans ce cas, chercher des relais et des accompagnements complémentaires est une démarche avisée.
  • On ne doit jamais promettre de garder le secret à quelqu’un qui nous confie qu’il pense au suicide : VRAI
    Conserver le secret contribue à enfermer davantage encore la personne dans sa souffrance. En revanche, s’engager à la discrétion et associer la personne suicidaire à la recherche des ressources adaptées.
  • La peur d’être jugé est un motif suffisamment important pour empêcher une personne de se confier, de parler de ses difficultés : VRAI
    Pour s’ouvrir, il est indispensable de se sentir compris et rejoint au point où l’on en est. Les jugements, conseils et reproches produisent l’effet inverse.

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