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Suicide : facteurs de protection et responsabilité individuelle

responsabilité et impuissance


Le sentiment de culpabilité est vécu douloureusement dans la plupart des deuils liés au suicide.

La fréquentation des groupes d’entraide et de soutien permet de partager, d’atténuer et parfois d’évacuer ce ressenti de coupable.

Parce que le suicide ne résulte pas d’une cause précise exigeant un coupable, il est un événement global agi par de multiples facteurs.

Existent en premier lieu les facteurs prédisposants qui font partie de l’histoire de vie de la personne et la rendent plus vulnérable. Parmi ces facteurs on trouve les histoires familiales de suicide, la violence, les abus, la dépression, les tentatives de suicide antérieures.

Puis, les facteurs contribuants concernent le présent, tels les abus de substance, l’instabilité familiale et le manque d’habileté d’adaptation.

Enfin, les facteurs précipitants sont les déclencheurs de la situation de crise. Un événement, parfois anodin, déstabilise la personne dans sa façon de comprendre les événements.

Ce cadre d’analyse permet de comprendre l’enchaînement du processus suicidaire. Il n’est pas mû par des causes, il n’implique pas de coupable.

Pour autant, nul ne peut s’exempter de sa responsabilité qui se situe au plan des facteurs de protection. Ces facteurs peuvent recréer un équilibre, réduire l’impact des facteurs prédisposants et contribuants. Ils agissent en prévention.

A notre niveau, nous pouvons mettre en œuvre des facteurs de protection ayant pour nom « Attention aux autres », « Bienveillance », « Empathie », « Solidarité » etc. …

Assumer positivement sa part de responsabilité ne signifie pas avoir le pouvoir de prévenir à coup sûr.

Le désespoir existentiel n’est pas guéri par l’action de la seule bienveillance. Nous touchons là une des limites si douloureuse à vivre par un certain nombre de parents ou proches : l’impuissance, parfois, à sauver celui ou celle qui se trouve prisonnier de la spirale suicidaire.

Nous sommes invités à jouer notre partition sans nous décourager sachant que nous ne mesurerons pas toujours les retombées positives d’attitudes relationnelles considérées comme des facteurs de protection. Ces retombées existent, c’est un fait.


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