Auteur Réponses

Jacques RIPAUD

  • Posté le : mardi 12 mai 2009, 14:02
  • Sujet : Dépression suicide

Ce message est mis en ligne par le Webmaster avec accord de l’expéditeur Bonjour, J’ai lu ce matin un article dans Ouest France et je suis donc venu sur le site. J’ai parcouru toutes les rubriques. Je me reconnais dans certaines situations. A l’âge de 17 ans, j’ai désiré en finir avec la vie. Malheureusement la tentative a échoué.

Ce mal être à cette époque n’a pas été soigné, je n’ai vu aucun médecin. Ça se passait à la fin des années 60. Depuis, ma dépression est devenue chronique avec d’autres tentatives avortées de suicide. La prise d’anti dépresseur est une béquille indispensable, et par l’intermédiaire du corps médical, je suis en invalidité. Ce qui m’a permis de remonter une pente après deux-trois ans d’inactivité et de désintérêt complet pour tout.

Il est évident que l’entourage n’a pas à culpabiliser suite au suicide d’un proche. Mais je sais combien il est difficile d’être en souffrance morale. Voilà, je voulais juste vous faire part de mon vécu. Sincères salutations

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Anonyme

  • Posté le : mardi 12 mai 2009, 14:03
  • Sujet : Dépression suicide

Merci pour votre message qui nous aide à comprendre la souffrance morale vécue par notre fille qui a mis fin à ses jours en mai 2008.

Nous l’adorions et l’aimerons toujours mais elle souffrait trop pour recevoir notre amour, votre message nous le confirme. Elle disait "son incapacité à aimer et à être aimée".

Votre démarche pour témoigner dans ce forum nous touche beaucoup, mon mari et moi-même, et je dirais même que votre témoignage était indispensable à ce forum pour aider les parents à comprendre.

Merci encore.

Cricri.

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genome

  • Posté le : jeudi 29 septembre 2011, 14:18
  • Sujet : Dépression suicide
bonjour...a l’age de 13 ans j’ai tenté de me suicider et la reaction de ma mère a eté " tu oses me faire ça ? "...incompréhension totale, je vivais dans un couple recomposé ou le mari de ma mère avait toute sa place, et moi, pas de place du tout. cela fait tres longtemps en 1955. Pourtant, apres mon mariage, a la mort de ma grand mère j’ai encore fait une tentative échouée...puis 4 ans plus tard, une autre tentative : 1 mois de coma. et deux ans plus tard, re-belote : encore 1 mois de coma. Je voudrais dire a tous ceux qui ont un proche suicidaire, que ce n’est pas leur faute. Mes deux dernieres tentatives, on eté décidées en un dixième de seconde...comme si l’on vous déconnectait de tous ceux que vous aimez. J’ai décidé de ne plus le faire...Cependant j’avoue que l’idée ne me quitte jamais. Vous, les parents, les conjoints, les enfants, vous n’y pouvez rien. Juste aimer les etres qui vous sont chers. Cela leur donnera peut-etre une raison de rester. merci de m’avoir lue.
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Anonyme

  • Posté le : jeudi 29 septembre 2011, 19:55
  • Sujet : Dépression suicide
merci de votre témoignage. Il peut permettre aux proches de comprendre que la souffrance écrase la personne qui la subit, la coupe du réel. Une seule chose occupe son esprit : QUE CA S’ARRETE. La violence physique qu’implique le geste fatal ne pèse rien à côté de la souffrance morale, elle est libératrice... Pour avoir assistée, impuissante au combat inégal, mené par mon mari contre la dépression, ma réaction immédiate après son suicide a été "il ne souffre plus !". Bien sûr depuis le 15 avril 2010, je traverse chaque jour en portant le poids de son absence mais au nom de quoi aurais-je pu lui imposer de supporter le calvaire qu’était devenu sa vie ? Mon amour et mon respect lui restent acquis à jamais, sans jugement, car il ne pouvait plus faire autrement. marie
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genome

  • Posté le : vendredi 30 septembre 2011, 20:30
  • Sujet : Dépression suicide
C’est dur pour vous, mais quelle belle preuve d’amour vous Lui offrez, là. L’amour rime avec respect, et le respect de son choix, vous l’acceptez. Si, autour des gens en depression, gravitaient des gens a l’esprit ouvert, je pense que nous serions moins nombreux a accomplir ce geste. Amicalement et bien tendrement a vous.
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Natou

  • Posté le : samedi 20 octobre 2012, 03:05
  • Sujet : Dépression suicide

J’ai beaucoup navigué sur des sites afin de comprendre le "pourquoi" de mes idées de "partir" et tout était tellement stratégique, spécifique, ne parlant rarement des conséquences avec autant de coeur qu’ici. Ici, je ne me sens pas jugée et pense, à la lueur de mes lectures, que je serai écouté avec respect et non avec des propos culpabilisants...

Il n’y a même pas deux semaines j’ai fais une autre T.S. pour la enième fois... J’entrais à l’urgence, passant ensuite par les soins intensifs pour finalement me retrouver en psychiatrie. J’ai reçu un diagnostique de dépression majeure récurente qui persiste depuis neuf ans déjà. J’en ai eu des médicaments, des suivis, des traitements de sismothérapie (électro-convulsivo thérapie E.C.T.), je suis suivi par un psychiatre depuis toutes ces années et effectivement je ne vois pas la lueur au bout du tunnel. J’ai toujours l’impression d’être un fardeau pour mon entourage et cette maladie m’a fait perdre beaucoup, emploi, mari et stabilité financière... Comme je lisais plus haut, moi aussi j’ai des périodes où je ne me "sens" plus, je suis déconnectée de mes sensations physique et un rien me fais perdre mes repères. Tout ce que j’ai, et ce n’est pas rien, ce sont mes deux enfants pour me garder ici.

J’ai toujours l’impression d’être de trop, de nuire aux autres, de ne rien "valoir" et ça me pèse sur le moral et même si des gens semble m’apprécier, je n’y crois pas car je pense ne pas mériter cette relation d’amitié ou même l’amour familliale de mes frères et soeurs. (Mes parents étant décédés tous les deux) Quand je passe par la psychiatrie, je fini par mettre un masque tellement souriant que mon psychiatre me laisse partir même si je ne vais pas mieux. Je ne vais pas bien ce soir, mes enfants étant chez leur père, je suis seule et j’ai peur de moi, de cet instant où la lucidité pourrait se transformer en un "acting-out" sous une impulsion non contrôlée... Je me demande pourquoi je subi toujours cette pulsion qui me fais violence mais je reviens à ma douleur et je suis persuadée que ce serait une libération pour moi et pour les autres...

En lisant quelques témoignages de personnes ayant suivi une thérapie suite à un suicide d’un proche, j’ai pensé que ça me ferait voir l’autre côté de la médaille et me faire réaliser que je ferais peut-être du mal aux autres, mais mon "mal être" est si fort que je retourne la violence contre moi en espérant toujours être libérée de ce mal... C’est tellement difficile à vivre, je n’arrive même pas à m’expliquer les déclencheurs demes "idées noires" mais je connais ma souffrance et j’en ai assez...

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Anonyme

  • Posté le : dimanche 23 juin 2013, 17:42
  • Sujet : Dépression suicide
je viens de perdre ma soeur qui sest suicidee je l ai vu se battre contre la depression j ai assiste impuissante a ces depressions successives jusqu a son geste fatal chagrin douleur revolte colere depuis je suis aneantie elle m a laisse une lettre ou elle explique sa tres grande soufrance morale depuis je suis aneantie
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