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| Auteur | Réponses |
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bonjour voila deux et demi que le pere de mon fils aujourd’hui 6 ans c’est donné la mort par pendaison (car je voulais le quitter), tout le monde m’a mis son suicide sur le dos alors qu’avant de le rencontrer il avait fait plusieurs tentatives, là ou je voudrais votre aide c’est comment expliquer à mon fils le geste de son pere sans lui faire peur ni trop mal, il sait qu’il est mort, mais ne connait pas la raison, j’ai peur que si j’attend trop lontemps pour lui dire, il fera comme le reste de la famille me rendra responsable de tout.c’est pour mon fils qu’aujourd’hui je me bats contre les mauvaises langues et les fantômes et je ne veux pas le perdre. merci
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| Revenir en haut de la page | Dernière mise à jour le 07-06-2009 15h13 |
Deux ans et demi que le père de votre fils s’est donné la mort, écrivez-vous. Votre petit garçon avait alors 3 ans et demi. Vous ajoutez tout le monde m’a mis son suicide sur le dos.En notant ce constat, vous précisez : alors qu’avant de le rencontrer il avait fait plusieurs tentatives. Vous dites juste, en refusant cette culpabilité (bien que ce ne soit jamais si simple) et en laissant à votre compagnon d’alors la responsabilité de son passage à l’acte. Vous êtes également dans le juste lorsque vous exprimez ne pas vouloir tarder davantage à parler à votre fils. Que sait-il exactement ? Que lui avez-vous déjà dit sur cette mort ? Qu’a-t-il entendu autour de lui ? Sûrement plus que vous ne le pensez. Voilà pourquoi il est nécessaire que vous mettiez de l’ordre dans son histoire. Les fantasmes sont plus nocifs que la réalité. Parlez-vous parfois de son père avec lui ? Y a-t-il des photos ou des objets lui appartenant chez vous ? Voit-il sa famille paternelle ? C’est à partir de ces éléments que vous pourrez lui parler. Que lui dire ? Des paroles vraies. Ce qui signifie qu’il n’est pas souhaitable de lui en dire plus qu’il n’est prêt à entendre. Un socle juste qui peut être ton papa est mort car il n’arrivait plus à vivre Le suicide n’est pas d’abord un choix de mourir et d’abandonner des êtres aimés, mais un refus de poursuivre une vie empoisonnée par la souffrance. Ce que peuvent difficilement comprendre –ou jamais- ceux qui n’ont pas vécu ces états. Les questions et commentaires de votre petit garçon vous guideront. Il saura vous demander ce qu’il veut savoir et vous ne chercherez pas à le précéder. Peut-être, parce qu’il y a déjà réfléchi ou recueilli des bribes d’informations ira-t-il rapidement au but en parlant des modalités de cette mort : On appelle suicide cette façon de mourir est une réponse juste. Il sera important, je crois, de concentrer ce premier échange sur son père et non sur les calomnies dont vous faites les frais. A partir du moment où vous aurez franchi ce cap, les échanges se poursuivront dans le temps et le respect de chacun, à vos rythmes respectifs. Faites-lui confiance ; faites-vous confiance. Geneviève |
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